Culture

Elle Est Lui : When Gender Is Blurred

Patrick-Demarchelier-Numero-Magazine

« Elle est lui, lui et elle ». Non, ces mots ne sont pas tirés d’une chanson pop entêtante et ennuyante mais bel et bien de mon imagination. C’est du moins ce que j’ai observé, en feuilletant les pages du dernier Numéro, où l’on voit les mannequins Devon Windsor et Dylan Fokset. Jeu habile orchestré par Patrick Demarchelier, la distinction entre les deux modèles n’est pas chose facile et renouvelle la tendance androgyne.

Ce qui est drôle, c’est que cet édito n’a finalement, pas grand-chose de nouveau à mon égard : rappelez-vous il y a trente ans, le « Life On Mars » de David Bowie ou les tenues d’Annie Lennox déchainaient les passions et choquaient avec chic. Jouer avec les styles, réinventer les codes du féminin-masculin, l’on ne compte plus ces petits détails du genre, qui ont marqué les média et la pop culture.

Gender-Pop-Culture

Trente ans plus tard, les mœurs ont bien changé, nos styles vestimentaires ont évolué mais une certaine confusion des genres est restée. Dans leur poussée créative, les maisons de mode se sont amusées à brouiller les pistes du genre et à souligner les ambiguïtés sexuelles.

Oui, il est maintenant temps de redonner ses lettres de noblesse à la mode : loin des boring et identiques modèles, certains ont su renouer avec la diversité créative qui caractérise l’industrie. Offrir une tribune aux androgynes ? Remettre le jeu des genres au goût du jour ? Allons-y, se sont dit les maisons de mode.

Aujourd’hui, les noms de Andrej Pjeic, Lea T ou Casey Legler ne sont plus inconnus. Loin des stéréotypes sexuels, ces mannequins ont innové les codes masculins et féminins, en adoptant les coupes « pixies » ou « make-up nude ».

Quid de nos vestiaires ?

SHE-Androgyny-In-Fashion

Pour ma part, je me suis toujours plu à m’imaginer quelle serait ma garde-robe si j’étais un garçon, quels costumes je choisirais ou les mocassins les plus élégants que je porterais. Suis-je bête, plus besoin de se l’imaginer maintenant : un caban marin ou une chemise ajustée piochée dans le vestiaire masculin, et me voilà (r)habillée…

Car si le chic du créateur est aussi de penser ce qu’on portera demain, heureux sont ceux qui s’imaginent déjà dessiner nos futures lignes « unisexes ». Des bustiers pour hommes ? J.W. Anderson surprend en les ajoutant à son défilé. Une ligne nommée SH/e ? Le nouveau projet du designer australien Richard Nicoll. Comme quoi, les codes de la mode et de la créativité se réinventeront sans cesse…

https://www.youtube.com/watch?v=4FeEMJ5QIIg

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