Cosmétique

#TakeYourTime : Meet Nicolas

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Quirky – c’est le mot qui me vient à l’esprit à chaque fois que j’ai le bonheur de croiser Nicolas. Brillant homme d’affaires, il a fait des notes et nuances du parfum son empire ; gentleman comme je les aime, il se démarque par son air de panache – une marque de fabrique devenue le parfum emblématique du Grand Budapest Hotel.

Cela fait deux ans que nous partageons la même aventure, le même quartier (et – NDLR – le même coiffeur, M. David Mallett). A chaque fois que je me rends chez Nose, la magie opère : un café bien serré, un tour de la propriété histoire de découvrir les dernières nouveautés, et un refus de repartir les mains vides.

Cette atmosphère si particulière, ce cadre si soigné, c’est Nicolas qui les a instaurés. Digne d’un décor de Wes Anderson, son échoppe est un lieu de vie où je me plais à me perdre sans trop m’éloigner de la technologie.

C’est là tout le génie de son concept : permettre au client d’identifier son empreinte olfactive grâce à une application qui répertorie mille et une merveilles. Prendre son temps, hésiter, sentir et resentir les mouillettes, exiger le meilleur… Un peu à la manière de l’énigmatique Monsieur Gustave. Recontre avec un esthète pointilleux à l’humour graveleux.


L’olfaction, une fascination…

Je suis né au Québec (ville de…) et j’ai toujours été fasciné par les senteurs. Bien qu’invisibles et abstraites, elles me rappellent mes souvenirs d’enfance (les matins et soirs d’été, les feuilles qu’on ramasse à l’automne avec son père, les manteaux parfumés de la visite à Noel…), mes nombreux voyages (l’Ouest Canadien où je suis allé planter des arbres, l’île de Chypre où j’ai habité pendant l’un de mes stages, mes nombreux allez retours en Afrique…).

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À ma 2e année d’études à l’université, j’ai rejoint les étudiants de la maîtrise et du doctorat à la Chaire de Commerce Omer de Serres où nous étudions l’influence des odeurs sur le comportement des gens en environnement retail.

Du coup, entre les voyages et cette passion olfactive, l’un de mes amis turcs (Mahir) m’a un jour initié à la parfumerie d’exception et j’ai été tout de suite séduit. Je ne comprenais juste pas comment les gens arrivaient à trouver leurs identité olfactive, leur parfum. Les femmes par exemple disent souvent qu’elles détestent le patchouli alors qu’elles en portent de manière importante!

Les marques racontent souvent n’importe quoi sur la formulation de leurs parfums.  Et ce quand elles ne trichent pas à copier les parfums déjà créés. Donc, comment trouver son parfum ? C’est ainsi qu’est venue l’idée du diagnostic olfactif Nose à partir d’une collection de parfums unique, une première dans l’industrie.


L’esprit Nose en deux trois mots…

Un univers décalé mais 100% maîtrisé !

Le coeur du concept Nose est son diagnostic olfactif, 100% unique et accessible via iPad en boutique ou sur www.nose.fr permettant d’aider à la recherche de son parfum parmi une sélection de plus de 400 parfums confidentiels. Un service sur mesure en opposition à un parfum sur mesure. Plus de 65 000 diagnostics parfums en 3 ans ; une vraie réussite !

C’est aussi la seule boutique qui existe à ce jour avec un vrai parfumeur (Mark Buxton) impliqué dans la sélection des parfums dans l’objectif de définir une collection.

Nose, c’est aussi le lieu de plusieurs animations et événements : le Nose Scent Bar deux fois par an, où nous faisons découvrir à nos clients et à la presse les perles rares que nous avons dénichées pour la saison ou les ateliers olfactifs pour les sociétés (B2B) où se mélangent cocktail, initiation à la parfumerie et diagnostics parfums ! Nose, c’est un lieu vivant et en constante évolution.

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Un nez à nez dont vous vous souviendrez…

Ma plus belle rencontre comme parfumeur restera pour toujours ma rencontre avec Mark Buxton. Une personne emplie de folie et de sagesse. Une personne généreuse de son temps et de la vie. Un artiste 100% cartésien et pragmatique. C’est ma famille en Europe !

L’une de mes plus belles rencontres demeure celle de Jami Morse Heidegger et Klaus Heidegger. Jami est l’héritière de la famille Kiehl’s et a lancé avec son mari la marque Retrouvé après 10 ans de R&D en exlusivité chez Nose.  Klaus est l’un des anciens champions du monde de ski alpin. Ayant fait plus de 18 ans de compétition dans ce domaine, j’en avais les yeux humides. Leur expérience avec la marque Kiehl’s fait référence pour moi.


Les valeurs sûres de la parfumerie masculine…

Je les aime toutes comme mes propres enfants! Si je prends celles qui se rapprochent le plus de ma personnalité, j’en aurais deux. D.S. & Durga, une marque de Brooklyn NY lancée par David Moltz et Kavi Durga. Autodidactes, ils ont suivis leurs passions et créé des parfums très inspirants sur fond de leurs racines, la culture américaine, irlandaise et écossaise. Mon coup de cœur : Bowmakers, inspiré des artisans de la colonie de Massachusetts Bay dans les années 1800, où l’on construisait des violons et des archets dans les petites villes de la vallée de Pioneer. Ça sent la colle, le vernis !

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Naomi Goodsir, chapelière australienne, est aussi outsider et une marque unique qui souhaite se développer avec le temps avec une vraie ADN et un côté complètement excentrique. Des surdosages, de vrais personnages et des ambiances sortis des films de Tim Burton. Mon coup de cœur: Bois d’Ascèse, inspiré d’une chapelle isolée. Un bois de cade puissant que peut autant porter un rocker qu’un homme élégant dans un costume trois pièces !


Un artiste qui correspond à ta personnalité…

Baptiste Fleurs, le fleuriste de Nose depuis le début. Un artisan autodidacte et humble qui se réinvente à chacune de ses créations. Il bénéficie depuis ses début de l’appui  des plus grands : Yves Saint Laurent et Pierre Bergé, la maison Hermès, etc.  Nous avons eu beaucoup de plaisir à travailler ensemble sur les premiers bouquets floraux de l’industrie qui reprenaient le sillage de certains parfums représentés chez Nose.

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Wes Anderson et son souci des détails. Même idée de réinventer, d’avoir sa propre patte ; un cinéma de cartes postales. Une vision Nord Américaine de l’Europe. Ce fut une très belle expérience de développer le parfum de son dernier film « The Grand Budapest Hotel »  et son « Air de Panache ». Tous deux à la fois chic au commencement et progressivement, au fil du film, de plus en plus « dirty » !

Adresse

  • Nose
    20 rue Bauchaumont
    75002 Paris

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